LAICAR, la nouvelle potion magique

Patrick Bacquaert souligne que « chaque substance qui apporte un effet non naturel sur l’organisme est dangereuse. Avec des molécules artificielles, les systèmes d’adaptation de l’organisme ne sont pas sollicités, le système hormonal peut être perturbé. Il n’y a donc pas d’alerte physiologique et les conséquences peuvent être dramatiques, comme la mort par épuisement musculaire ». Selon l’expérience réalisée en 2007 par le professeur Evans, des rats ayant ingurgité de l’AICAR, étaient 44% plus endurants que leurs camarades nourris au gruyère, c’est dire si cette molécule est puissante. Surnommée « la pilule de l’exercice », l’AICAR sert à des expérimentations, et n’est, a fortiori, pas censée être utilisée comme médicament, ou même complément alimentaire par les hommes.

  • Il faut d’abord préciser que les «gourous» ou «spécialistes» du dopage ont, pour la plupart, la même formation que ceux qui luttent contre.
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  • Des tests de détection devaient être prêts depuis l’automne 2009 afin de pouvoir réaliser une étude prospective, mais surtout de pouvoir analyser des échantillons d’urines conservées et congelées pour des compétitions antérieures à cette date.
  • Ces pilules ne sont pas aujourd’hui des médicaments, car il n’y a pas encore à ce jour d’indications médicales définies.

Connue des chimistes depuis les années 50, elle aurait fait son apparition dans le sport dans les années 2000. Avant les JO de Pékin, en 2008, une étude américaine avait notamment rendu des conclusions choc concernant ses effets positifs pour l’endurance. En clair, l’Aicar renforcerait les muscles sollicités par l’endurance tout en favorisant la combustion des graisses et la résistance. Connue depuis 1956 par la communauté médicale pour ses propriétés cardioprotectrices, l’AICAR n’est pas commercialisée à ce jour.

L’AICAR, une pilule miracle pour le sport ?

Pour tout autre type de message, merci d’utiliser nous contacter. Seuls les commentaires écrits en anglais ou en français pourront être traités. Dans la série des pilules miracles, voici l’AICAR, censé renforcer les muscles sans faire d’effort et en gardant la ligne. Patrick Laure, chercheur et auteur de plusieurs ouvrages dont l’Ethique du dopage et Dopage et société aux éditions Ellipses, constate et déplore que la lutte contre le dopage ressemble à un chemin sans fin. Ces pilules ne sont pas aujourd’hui des médicaments, car il n’y a pas encore à ce jour d’indications médicales définies. Il s’agit d’une acadésine  connue depuis 1956 et considérée comme cardio-protecteur mais non commercialisée à ce jour.

Sport et pilule de l’endurance

Il faut d’abord préciser que les «gourous» ou «spécialistes» du dopage ont, pour la plupart, la même formation que ceux qui luttent contre. Après, le niveau du sportif concerné justifie la différence de sophistication des produits utilisés. A des niveaux nationaux, déjà élevés, toutefois, on parle de produits disons «classiques et historiques», comme les corticoïdes, les stéroïdes anabolisants, les acheter omnitrop hormones de croissance. Ce sont les moyens financiers consacrés au dopage par des athlètes de niveau mondial qui font ensuite la différence et font apparaître des produits nouveaux. Il n’existe à ce jour pas de traitement préventif ou curatif, ni de traitement spécifique. L’épilepsie doit être recherchée et le cas échéant traitée par un neuropédiatre expérimenté, selon les protocoles usuels.

Les spécialistes expliquaient que ces résultats avaient pu être obtenus en modifiant l’activité d’un gène dénommé PPARβ/δ, gène qui joue un rôle-clef dans le métabolisme cellulaire. Il restait toutefois à savoir si des résultats équivalents pouvaient être obtenus à partir de l’administration par voie orale de la molécule Aicar, mais cette fois chez des animaux dont le patrimoine génétique n’avait pas été modifié. Après administration quotidienne d’Aicar durant un mois, les souris devenaient capables de se déplacer –dans une cage tournante ou sur tapis roulant– sur des distances de 44% supérieures à celles de leurs congénères non traitées. C’est très intéressant, car la commission a interrogé une multitude d’acteurs.